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Conférence régionale AGEFOS du 24 juin 2011

06 juillet 2011 | Ecrit par dbeauvisage |

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La Champagne-Ardenne, malgré une timide reprise de l’emploi intérimaire (mais peut-on encore parler d’un indicateur fiable alors que les contrats précaires se généralisent), n’aura pas été épargnée par la crise débutée au 2ème trimestre 2008. Elle ne se sera pas arrêtée aux frontières de notre région comme le nuage de Tchernobyl et aura tranquillement continuer de modifier le paysage salarial, de l’industrie vers le tertiaire ou pôle emploi…

Une « bonne nouvelle » n’arrivant jamais seule, l’Etat, qui après trois décennies de décentralisation, retrouve des élans centralisateurs avec entre autres la réforme des collectivités. La compétence régionale dans le domaine des formations professionnelles initiales et continues pour les jeunes et les adultes est dorénavant partagée avec l’Etat notamment par le biais du CPRDF.

3ème petit cataclysme, certes moins tragique que le tremblement de terre au Japon, la réforme

de la formation professionnelle, qui en plus de quelques additifs oubliés,  accroît le rôle de l’ex FUP en FPSPP,  avec pour mission secondaire la qualification des salariés et des demandeurs d’emploi qui s’ajoute à la principale, de péréquation.

Ce qui a pour effet immédiat d’étoffer les champs d’action des OPCA avec un rôle de conseil auprès des entreprises et  un travail de gestion et de contrôle supplémentaire. Nous rappelons que  la CGT s’est toujours positionnée pour un seul OPCA national interprofessionnel.

Outre une complexité croissante, les réformes ne fusionnent pas mais se superposent amplifiant la mise à mal du paritarisme de gestion (jamais l’Etat n’a été aussi intrusif selon les observateurs), le FPSPP fait peser (selon certaines organisations) un risque de pertes de péréquation préjudiciable à la professionnalisation et au CIF (donc à l’Agefos).

Lors de la dernière conférence régionale, nous regrettions que le rapport d’activité soit de moins en moins complet, ce qui est encore vrai cette année, mais nous pouvons nous appuyer sur  l’audit de changement de direction qui devrait aboutir à une réorganisation en profondeur.

On pouvait y noter en 2008 et 2009 une augmentation globale des collectes de 5% pour toutes les activités. Les dépenses de formation augmentent de 24%. Puis en 2010 une  augmentation globale des collectes de 4%, mais avec une baisse de 5% sur les +10, qui retrouve son niveau de 2008, les dépenses augmentant de 3%. Un équilibre relatif s’opérant du fait de la cessation du financement des entreprises de -10.

Nous constatons la fragilité du portefeuille, principalement pour les +10 avec une dépendance dangereuse due à un adhérent unique et incertain pour l’avenir.

L’AGEFOS Champagne-Ardenne se retrouve sous perfusion du Siège National,  conséquence du Plan anti-crise à destination des -10 occasionnant une augmentation de 36% des dépenses en 2009 (Plan anti-crise) puis la  mise en place d’un plan de redressement en octobre 2010 d’où des dépenses en diminution de 21% en 2010 avec un arrêt des prises en charge en Juin 2010.

Bien que la trésorerie soit positive au bilan 2010, la structure n’a pas la  possibilité d’honorer les remboursements au Siège National  sans accroître son déficit. Sans compter le résultat mandataire 2010 négatif  pouvant être imputé aux  frais de départ de l’ancien Directeur.

Une intervention des partenaires institutionnels menacée :

Depuis 2008, nous constatons, pour de multiples raisons, une réalisation partielle des projets cofinancés mais avec toutefois une amélioration en 2010.

Cette sous consommation peut influer directement sur le niveau financier des partenaires institutionnels.

Quant à l’organisation nous trouvons les traditionnelles augmentations de coûts de fonctionnement, des coûts salariaux dus à l’ancienneté,  la multiplicité des référents par départements et comble des malédictions : la présence de représentants du personnel.

Pour ce qui est de l’analyse de l’activité des collaborateurs, il serait intéressant d’avoir une réflexion objective et non une simple statistique sur les potentiels territoriaux de développement car pour rappel la Haute-Marne n’a pas la même activité économique que la Marne et l’inhomogénéité des entreprises sur le plan géographique génèrent une organisation différente.

En ce qui concerne la fonction paritaire nous  reprendrons mots pour mots l’analyse de notre intervention lors du 30ème anniversaire de l’AGEFOS :

« L’AGEFOS se targue souvent de la qualité de son paritarisme, mais comment se manifeste-t-il réellement ? Dans ce domaine nous constatons un net recul. Le conseil d’administration n’est-il pas devenu une chambre d’enregistrement de projets ou d’accords déjà en vigueur. »

et comme dans ce rapport nous nous interrogions sur la stratégie mise en œuvre :

« L’AGEFOS ne s’éloigne-t-elle pas de son cœur de métier ? disions-nous. Ne délaisse-t-elle pas l’action concrète de terrain au profit de dossiers, quelquefois moins prioritaires face à la situation, mais bien plus prestigieux pour la direction en termes d’image et surtout grands consommateurs de temps. La formation doit servir à l’emploi qualifié, c’est là l’essentiel de la tâche à laquelle doit se consacrer l’AGEFOS ».

Nos propos étaient on ne peut plus justes : notre OPCA n’aura d’autres choix dès 2012 que de se recentrer sur son coeur de métier dans le cadre de l’application de la nouvelle réforme et de la Convention d’objectifs et de moyens (COM) imposée, si elle veut garder son agrément.

Par ailleurs, nous aurions souhaité apporter une réflexion sur la Commission régionale de formation. Mais la CRF qui doit réfléchir et apporter des propositions au CA a-t-elle été réellement un espace de réflexions ? N’est-elle pas, elle aussi, une chambre d’enregistrement simple ?

Autres interrogations :

Au niveau régional : Le projet de mutualisation avec la Lorraine ne va t-il pas avantager ou désavantager l’une des deux régions. Quels moyens supplémentaires seront donnés pour y parvenir ?

La modification des règles de prise en charge des formations pour les petites entreprises ne risquent-elles pas de nous pénaliser dans les collectes futures et ne nous éloignons-nous pas encore un peu plus de ce segment d’adhérents.

Mais également au niveau  national :

S’il semble probable que l’AGEFOS restera le premier OPCA, des disparités entre les différentes structures régionales ne vont-elles pas voir le jour ?

L’AGEFOS nationale ne va-t-elle pas à son tour avoir un réflexe recentralisateur dans sa politique ?

Comment les différents acteurs de cette réforme vont-ils mettre en synergie leurs compétences. Les limites deviennent floues, cela ne va-t-il pas être au détriment des salariés, principalement des très petites entreprises qui ne pourront pas s’inscrire dans de vastes programmes alors que la spécificité de ces entreprises est bien souvent l’unicité et la spécialisation.

N’ont-elles pas un besoin urgent d’adaptation des formations à leurs impératifs plutôt que l’inverse ?

N’allons-nous pas tomber dans des formations de masse, dont les OPCA seraient les supermarchés ? (il est vrai que la formation professionnelle est un  secteur qui va bien, 3,5 milliards de chiffre d’affaires et qui va encore se développer). Mais pour ce qui est de l’AGEFOS cela risque encore de pénaliser les très petites entreprises car peu intéressantes en collecte.

Il est trop tôt pour se prononcer sur l’impact réel de cette réforme, cependant il nous semble que nous assistons à un véritable tournant de l’histoire de la formation professionnelle française, par la mise en place d’une politique d’économie de marché, course aux résultats, concurrence entre les organismes obligeant à de fines stratégies de concentrations, désengagement financier de l’Etat, et dont en définitif nous ne sommes pas certains que les grands bénéficiaires soient les salariés tous statuts confondus.

Commission Régionale Artisanat CGT Champagne-Ardenne

12 avril 2011 | Ecrit par dbeauvisage |

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Du nouveau pour les salariés des métiers de l’artisanat !

Dans le bâtiment, les services, l’alimentation ou la production,  les salariés méritent d’être enfin mieux entendus quelle que soit la taille de l’entreprise ! Dans l’artisanat et les TPE, ils ont souvent exprimé le souhait  que les questions portant sur les salaires, les conditions de travail, l’accès aux prestations de type Comité d’entreprise (CE), le respect de la réglementation du travail et de la personne humaine ne restent plus sans réponses !

Les salariés de l’artisanat de Champagne Ardenne pourront toujours compter sur la CGT pour que leurs attentes trouvent un écho positif.

Ces dernières années, une démarche volontariste a ainsi été initiée pour mieux organiser la représentation des métiers et la défense des intérêts spécifiques des salariés des professions de l’artisanat dans notre région.

Le 17 juin 2010, la signature d’un accord entre les organisations syndicales représentatives et l’Union Professionnelle des Artisans (UPA) a permis la mise en place d’une Commission Paritaire Interprofessionnelle de l’Artisanat (CPRIA). Elle permettra de nouvelles opportunités pour le dialogue social et nous agirons pour que cela aboutisse à des améliorations concrètes pour les salariés.

Bien entendu, il n’est pas facile d’organiser des salariés éparpillés dans tous ces secteurs dépourvus de sections syndicales. D’autant qu’il n’existe pas encore de représentation du personnel élue. Loin de baisser les bras, notre organisation syndicale refuse l’attentisme.

C’est pourquoi, la CGT vient, de sa propre initiative, de décider de la création d’une Commission Régionale Artisanat. Cette bonne nouvelle ouvre la voie à de futures initiatives.

Avec les salariés des métiers de l’artisanat, la CGT milite pour la création de  nouvelles représentations, pour la formation de délégués inter entreprises ou de sites.

Dans le même temps, nous souhaitons mettre en place une information et des actions de sensibilisation pour faire connaître les dispositifs conventionnels des branches professionnelles. Il est en effet indispensable de mieux impliquer les salariés concernés dans les négociations paritaires de branches et territoriales.

A son tour, la CGT Champagne Ardenne se donne aujourd’hui les moyens de rassembler les salariés de l’artisanat  autour d’un projet qui prendra mieux en compte les préoccupations particulières liées à la taille des entreprises.

Beaucoup reste à faire et à construire. Ce travail nécessitera une implication de nos structures de terrain, c’est un travail de longue haleine qui aura besoin de toutes les énergies. Nous aurons surtout besoin des salariés de l’artisanat ! Nous comptons sur eux !

Dès lors, le combat se poursuit pour que le statut de salarié de l’artisanat soit enfin revalorisé. Il est temps que les artisans prennent mieux en compte l’apport de leurs salarié(e)s dans la réussite de leur entreprise.

Que chacun se mobilise pour que 2011 soit une année inoubliable, une année de renouveau pour le dialogue social dans l’artisanat !

Philippe Poncelet

Mandaté régional CGT artisanat

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